L’honorable Innocent KAGBARA réaffirme son engagement pour la vulgarisation des vertus de l’auto-détermination des peuples en conférence internationale russe sur la démocratie  

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Attachée au principe de l’autodétermination des peuples qui est le sous-bassement de toute société politique et de sa capaccontrainteité à choisir librement son mode d’organisation sociale sans aucune , la fédération de Russie à travers ses multiples initiatives organise par le biais de sa commission électorale et de la faculté des sciences politiques de l’université de Moscou une conférence internationale du 14 au 19 septembre 2021 sur : « le rôle de la société civile dans la sauvegarde des standards démocratique pour l’organisation et la conduite des élections ».

Convaincu de la pertinence de l’initiative des institutions politiques et scientifiques de la fédération de Russie, l’honorable Innocent KAGBARA président du parti PDP (Parti Démocratique Panafricain) et président de la commission de l’éducation à l’Assemblée Nationale prend part à ladite conférence donnant ainsi une suite favorable à l’invitation des institutions organisatrices du forum. Cette rencontre d’envergure internationale qui se veut pragmatique et pédagogique sur les thèmes retenus au cours des débats vise à déconstruire le « mythe de l’interprétation unipolaire du monde » dans le quel l’occident a entrainé nos Etats entier sans aucune perspective et contre les aspirations du peuple. Conformément à ses idéaux qu’il poursuit au Togo, le président du PDP note à la présente conférence une pédagogie sur la lecture géopolitique du monde ainsi que les défis contemporains qui s’imposent à l’Afrique dans un monde devenu aujourd’hui plus brutal insidieusement. Marqués par un contexte sanitaire difficile, certains Etats font face à l’instrumentalisation de la covid-19 par des groupements d’intérêts étrangers qui compromettent par des pratiques malveillantes les processus électoraux qui sont des mécanismes par excellence de dévolution constitutionnelle du pouvoir politique. Ces derniers réussissent régulièrement à détourner la finalité vertueuse du droit positif en incitant les gouvernements à adopter des mesures liberticides et antidémocratiques. Parmi ces mesures impopulaires, l’on peut citer : « les prorogations excessives de l’état d’urgence ; une restriction excessive de la liberté d’aller et venir, une restriction à outrance du domaine de compétence du parlement qui donne toutes ses prérogatives au gouvernement habiletés à régner par les ordonnances, les reports d’organisation des élections, les campagnes sans engouement dans l’organisation des élections, l’approbation des situations d’illégalités, la perte de substance et de l’esprit des élections libres et transparentes, une restriction rigoureuse de la liberté de culte parfois sans motif légitime, une inobservation excessive de la liberté d’association, de réunion et de manifestation et un usage excessif de la puissance publique sans aucun recours devant le juge des libertés pour la réparation des préjudices corporels et moraux ».

Cette nouvelle approche du dispositif anti covid 19 mise en place par les Etats africains post coloniaux suscitent des interrogations. Ces pays suivent à la lettre la ligne directrice tracée par les occidentaux sans aucune résistance et sans aucune volonté de remettre en cause les mesures préconisées par les puissances coloniales d’autrefois. Il serait naïf de croire que les occidentaux seraient animés d’un « angélisme béant ou de bonne foi » pour venir en aide les Etats africains dans une situation de détresse sociale ou sanitaire. Ils élaborent des stratégies qui leurs servent de « cache sexe » pour affirmer leurs ambitions qui sont aux antipodes des africains. L’observation électorale occidentale dans les pays africains n’a jamais été une solution pour des élections libres et transparentes, elles sont plus tôt une source de conflit permanente entre les différents protagonistes des processus électoraux.

Toute cette situation renforce la conviction de l’honorable Innocent KAGBARA à la conférence internationale de Moscou. Le but  est de fédérer des énergies autour lui afin de faire face au défi qui s’imposent. Il réaffirme son engagement en ces propres mots : « le caractère universel de la démocratie pose un problème existentiel auquel il faudra apporter des réponses tangibles pour le bien des générations futures. Les standards démocratiques vus par les occidentaux doivent avoir un caractère relatif car tous les peuples du monde notamment ceux africains ont le droit d’avoir leur propre organisation politique en vertu d’un principe fondamental des Nations Unies qu’est le principe d’autodétermination. L’Afrique doit réfléchir par elle même à ses propres paradigmes conformément au respect scrupuleux des modalités de dévolution du pouvoir. Nos pays doivent afficher sans ambigüité leurs volontés manifeste respectifs de ne pas pécher dans des manœuvres frauduleuses en mettant des moyens de s’assurer au respect de l’équité par la digitalisation et l’autonomie des commissions indépendantes ».  

Le périple russe de l’honorable Innocent KAGBARA, président du parti PDP (Parti Démocratique Panafricain) se poursuivra jusqu’au 19 septembre en tant qu’observateur électoral des élections régionales russes. L’intérêt d’une telle démarche est de s’imprégner de la culture démocratique de ce pays, des valeurs de consensus politiques qu’on peut juger d’exotique mais primordial à la consolidation de l’Etat droit dans notre pays le Togo. Les mécanismes institutionnels d’un Etat fédéral comme la Russie ne sont pas à l’opposé du processus de décentralisation togolais, l’on peut s ’y référer pour rendre nos entités intraétatiques plus efficientes au service des communautés. La fluctuation des intérêts stratégiques occidentales ne saurait ébranler tout l’élan de coopération Russo-africaine. Elle apparait aujourd’hui comme une alternative crédible à la coopération classique africaine qui n’a pas réussi à transformer structurellement nos Etats aux avancées économiques, culturelles, politiques embryonnaires et primitives. Le président du PDP ne cache pas son euphorie à l’idée de partager toute cette richesse démocratique russe, de la partager et de l’enraciner dans notre pays.

Cependant, s’il y’a une vérité unanimement partagée, c’est celle de dire que l’Afrique est une terre d’affrontement idéologique permanente. Il apparait aujourd’hui urgent pour le continent de diversifier ces partenariats et surtout de créer ses propres standards démocratiques auxquels il pourra s’identifier facilement.  Il va de soi que la participation de l’honorable Innocent KAGBARA à la conférence internationale portant sur « le rôle de la société civile dans la sauvegarde des standards démocratique pour l’organisation et la conduite des élections » puisse nous édifier tous sans exception car l’avénir de la république en dépend. Réaffirmant sa volonté de faire la politique en expérimentant ce qu’il y’a de meilleure sur d’autres cieux, le président du PDP souligne expressement : « Qu’il n’y a pas de honte à expérimenter chez nous, ce qui a fait la gloire dans les autres pays. Il faudra se mettre à l’évidence en apprenant les cultures politiques différentes qui existe au monde. L’humanité grandit à travers son humilité et sa soif d’apprentissage. A partir de ce postulat, le Togo ne saurait se mettre en marge ou en autarcie en ce qui concerne la consolidation de notre démocratie. Je suis plus qu’engagé à faire bénéficier à la communauté nationale toute la culturelle politique des Etats exceptées celles qui sont incompatibles avec notre république. Il n’y a pas d’antagonisme conceptuel entre les cultures politiques des différents mais plus tôt une complémentarité qu’il faudra apprendre à sauvegarder impérativement ».

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