Message de la Fondation FAR

La Fondation FAR constate avec consternation qu’à quelques mois de l’opportunité que la prochaine élection présidentielle offre au Togo de sortir de la crise sociopolitique qu’il traverse depuis des décennies, le régime en place persiste dans son refus de s’ouvrir à des discussions pour un consensus national sur les conditions du bon déroulement du scrutin.

Et pourtant, notre pays n’est pas le premier à vivre ce genre d’impasses politiques liées à la diversité des composantes de sa population. D’autres y ont été confrontés, à un moment de leur histoire, et ont pu préserver leur désir de vivre ensemble en s’efforçant de traduire dans les faits la valeur–socle qu’est l’Unité nationale.

C’est dans la même optique que dans la constitution du 14 octobre 1992  adoptée quasiment à l’unanimité au référendum le 27 septembre 1992, nos concitoyens ont convenu à l’article premier que «La République togolaise est…une et indivisible ».

Cette disposition emblématique par la place hiérarchique qu’elle occupe dans la constitution signifie que la République n’est la propriété d’aucune personne ou d’aucun clan. Elle est le parapluie commun aux togolais de toute appartenance ethnique, politique, religieuse ou socio-économique sans aucune exclusion notamment des démunis : les sans-emploi, les salariés mal payés, les employés par intermittence ou en situation de précarité, les orphelins, les jeunes et les femmes marginalisés, les personnes handicapées, les paysans, les artisans et tous autres travailleurs aux revenus dérisoires.

C’est à cause et dans l’intérêt de ces démunis et laissés-pour-compte de la République, que les acteurs politiques togolais ont le devoir de surmonter leurs dissensions pour s’entendre sur les conditions de réussite de l’élection présidentielle en perspective afin que le Togo sorte de la crise et s’ouvre à un développement propice au bonheur de toutes ses filles et de tous ses fils.

La Fondation FAR tient à réaffirmer que c’est ensemble que les togolais doivent définir les règles devant servir de base à l’organisation des consultations électorales, afin que les élus jouissent de la légitimité qu’il faut pour garantir à tous, la vérité et l’équité dans la protection des libertés individuelles ou collectives, dans l’accès aux ressources publiques et dans le traitement des citoyens devant les institutions nationales et locales.

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