La question de la torture sur les routes migratoires préoccupe l’OMCT et le CACIT

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Un atelier de réflexion, du groupe de travail sur la migration et la torture en Afrique, à l’initiative du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) et l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) a eu lieu les 16 et 17 décembre 2019 à Lomé. Les organisateurs de la rencontre ont échangé avec la presse au terme de la rencontre de deux jours.

La problématique expliquée par le  Secrétaire général de l’OMCT, Gerald Staberock

Le secrétaire général de l’OMCT, Gerald Staberock qui s’exprimait devant la presse à la fin des travaux, fait savoir que depuis quelques années, on regarde avec une préoccupation majeure, le fait que dans le contexte migratoire, il y a la torture qui accompagne très souvent la migration.

Pour lui, les abus dans les pays d’origine, sont la source et l’encouragement de quitter son pays puis il y a la vulnérabilité autour des routes migratoires avec un manque de protection qui est évident et finalement la détention dans beaucoup d’endroits en Afrique.
Par ailleurs il soulève le sujet de la politique problématique de l’Europe qui externalise les problèmes migratoires en Afrique.

L’objectif de la rencontre de Lomé, cerner la problématique migration torture

Aussi indique-t-il que la rencontre de Lomé répondait au besoin de regrouper les mouvements des droits de l’homme pour cerner la problématique migration torture.
Poursuivant, il fait remarquer qu’on a besoin d’un audit sur les politiques migratoires et pour savoir leur impact sur les droits de l’homme et la torture. Parce que, devrait-il ajouté,  tout le monde à besoin de la protection contre la torture.
« Je crois qu’il est important que la torture soit reconnue comme un problème majeur dans le contexte migratoire pour qu’on ait une autre politique à son égard », indique le Secrétaire général de l’OMCT, Gerald Staberock.

La constance de mieux cerner le problème pour changer d’approche

Le Secrétaire général de l’OMCT, Gerald Staberock, précise que le groupe de travail,  qui s’est réuni à Lomé, est composé des agents qui travaillent sur la situation mais, a-t-il martelé, il y a   besoin d’une analyse plus profonde pour engager un dialogue avec les autorités nationales en Afrique et internationale pour changer l’approche sur la migration.

Un succès qui lance le défi capital  du  maintien du cap

La rencontre de Lomé est un succès note le Directeur Exécutif du CACIT,Ghislain koffi NYAKU qui au même moment relève le côté défi de cette réussite. « C’est un grand succès pour pour nous de lancer cette discussion afin de nous mettre d’accord sur les grandes pistes, les grands sujets à aborder plus profondément », a-t-il indiqué tout en notant que les objectifs de la rencontre de Lomé sont atteints notamment le fait de poser les bases pour commencer les recherche et avoir la documentation pour progresser sur le sujet de la migration et torture.

Le Directeur Exécutif du CACIT, Ghislain koffi NYAKU précise tout de même qu’il s’agit d’un succès mais en même  temps  d’un défi majeur. « Nous venons de lancer quelque chose maintenant il faut maintenir la flamme par l’engagement de tout un chacun », a-t-il expliqué.

La rencontre de Lomé , une  première ….

La rencontre de Lomé est la première du groupe de travail sur la vulnérabilité des personnes en mouvement en Afrique. Elle a eu  le soutien financier de l’Union Européenne (UE), du ministère des affaires étrangères néerlandaises, du gouvernement irlandais et du gouvernement fédéral suisse.

Germain Doubidji

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