Togo : L’urgence de gagner la bataille contre les pratiques culturelles néfastes

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L’excision, les pratiques vodou  à outrance et l’enrôlement forcé des jeunes filles togolaises n’est pas une bataille gagnée au Togo. A Mango, à Bassar, chez les Tem et même au Sud Togo, chez les Éwé et les mina, l’excision et l’enrôlement au Vodou sévissent toujours et met en péril la vie de jeunes filles.  Selon une étude, des organisations en charge de la défense des droits des femmes et des jeunes filles, les pratiques culturelles néfastes dans les couvents sont encore une réalité au Togo. Le cas Neli, du nom de cette jeune fille plein de potentialité nous appelle à gagner la lutte contre ces pratiques nuisibles.

Le vendredi 1er Mai 2020, certains hommes habillés tout blanc comme il est de tradition à l’occasion de la fête des travailleurs dans la capitale togolaise mais ces derniers avaient l’air tout différent des travailleurs en fête. Ils s’activaient plutôt à des cérémonies occultes traditionnelles devant une maison dans le quartier de Kodjoviakopé , relate un contact dans le milieu.

Au centre de l’affaire, fait-il savoir, une histoire touchante et émouvante de Neli Tay. Cette dernière, est une fille de la maison et qui a échappé aux désirs des divinités de la consacrer comme prêtresse dans le clan de sa mère paternelle après la mort de celle-ci.  Aux dires du servant, dit le contact, deux filles de cette maison ont été choisi mais toutes deux ont réussi à fuir les prêtres vodou avant leur intronisation.

Au fait, indique la source, Neli Tay et sa sœur ont fui pour échapper à l’intronisation avec l’excision clitoridienne qui reste une triste réalité dans cette cérémonie. Cette excision douloureuse et néfaste à l’épanouissement des filles ne saurait plus être tolérée surtout pour les filles instruites et éduquées.

Le comble, c’est que ces prêtres continuent de faire des cérémonies pour appeler l’âme des fugitives partout où elles sont.  Les prêtres croient à leur incantation et attendent de pieds fermes, Neli Tay et sa sœur pour venir à bout de leur décision d’intronisation.

C’est le lieu de lancer un appel, encore au ministère en charge  de la promotion de la femme et de la jeune fille de trouver un moyen dissuasif contre ceux qui bafouent la dignité de  nos filles et sœurs. Comme quoi, il y a fête de travailleur, dans fête de travailleur.

Apparu vers la fin du XVIe siècle sur les rives du fleuve Mono qui sépare le Togo du Bénin, le culte vodou tourne autour de l’adoration du Dieu Mahu à travers des divinités représentées la plupart du temps par des mottes de terre. Plus de 60% de la population togolaise (plus de 5 millions d’habitants) pratique ce culte où se côtoient environ 200 divinités.

La Rédaction

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