Journée mondiale sans Tabac : le Togo pense au sevrage tabagique

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La directrice de cabinet du ministère de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, le représentant de l’OMS au Togo, le coordinateur du programme national des addictions aux produits pschoactifs et le président de l’Alliance de contrôle du tabac en Afrique ont rencontré la presse lundi 31 mai pour commémorer la journée mondiale sans Tabac 2021. Lors du lancement des activités de cette journée célébrée chaque 31 mai de chaque année, le Togo a pensé au sevrage tabagique pour aider les fumeurs à s’engager à arrêter et sensibiliser les jeunes contre ce fléau.

Placé sous le thème, « S’engager à arrêter » la journée mondiale sans Tabac de cette année a été observée au Togo malgré le contexte particulier miné par la pandémie de la covid-19 qui a bouleversé notre monde. Pour la directrice de cabinet du ministère en charge de la santé, madame Eugénie Midamégbé Akakpo, l’on doit communiquer sur les méfaits du tabac et sensibiliser les jeunes contre ce fléau. « Communiquer sur le tabac c’est la meilleure arme pour éviter que de nouvelles personnes ne tombent dans le piège des fabricants du tabac. C’est tout l’enjeu de la prévention. La sensibilisation sur le tabagisme doit être prise au sérieux à tous les niveaux. Les jeunes sont plus accrochés aux cigarettes électroniques que les cigarettes classiques parce que les industriels présentent ces produits dans les médias comme inoffensifs. Or ces produits présentent les mêmes dangers mortels que les cigarettes traditionnelles. Nous devons accentuer l’information afin qu’ils soient tous touchés » a indiqué madame Eugénie Midamégbé Akakpo

Quant au coordonnateur du programme national des addictions aux produits pschoactifs, Aho Komivi Mawusi les jeunes qui s’adonnent aux chichas doivent savoir que ça tuent. « S’engager à arrêter de fumer en ce moment, permet non seulement de garantir la bonne santé et le bien-être de la population, mais aussi de réduire considérablement les énormes charges économiques et sociales que les gouvernements subissent actuellement en raison de la pandémie. Les jeunes qui s’adonnent au chichas doivent savoir qu’il tue. Cela ne doit pas être l’effet de mode mais c’est la santé qui compte. C’est une micotine qui entraîne une dépendance et lorsqu’ils vont vouloir arrêter, ce sera compliqué. Vaut mieux ne pas commencer » prévient-il tout en rappelant qu’il est prévu 3 jours de consultations psychologiques, psychiatriques, addictologiques dans les formations sanitaires notamment le CMS Nukafu, le CMS Baguida et le CMS Togblécopé.

Par ailleurs, le secrétaire exécutif de l’Alliance de contrôle du tabac en Afrique, Léonce Sessou, pense que le Togo fait des efforts dans la lutte contre le tabac cependant il soumet deux doléances à l’endroit de l’état. « L’État fait déjà de son mieux mais nous souhaitons que les jeunes soient protégés contre la consommation du tabac surtout contre les stratégies de la marketing que les fabriquants développent. Nous demandons également à l’état que sur les 70% des paquets de cigarettes, cela soit couvert des images qui sensibilisent sur les méfaits du tabagisme » souhaite le secrétaire exécutif de l’ACTA

Notons que le Togo a ratifié la Convention -cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac le 15 novembre 2005 et a ensuite promulgué la loi n° 2010-017 du 31 décembre 2010 relative à la production, la commercialisation et la consommation des cigarettes BET autres produits du tabac et la publication de ses décrets et arrêtés d’application. Selon les chiffres officiels, 12,5% de la population togolaise adulte est accro au tabac. Et, 8,10% des jeunes scolaires et adolescents y consomment alors que le tabagisme est à l’origine du décès d’environ 8 millions de personnes chaque année dans le monde.

Marc GNAZOU

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