Port du noir : Les Femmes Pyramide reviennent à l’assaut

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Les Femmes Pyramide ont informé ce jeudi 22 juillet 2021, la presse togolaise de la tenue prochaine de leur deuxième manifestation qui aura lieu du 26 juillet au 1er août 2021.

La première manifestation (port du noir) contre la vie chère passée, les Femmes Pyramides reviennent à la charge. « Nous avons constaté, après sept jours de mobilisation des populations autour de cet appel lancé par des femmes, que le gouvernement, pourtant dirigé par une femme et qui compte en son sein, neuf ministres femmes, n’a daigné manifester aucune attention ni s’associer à cette douleur que vivent les populations au quotidien, nous Femmes Pyramide avons décidé de reconduire d’une semaine, l’appel du port du noir, du 26 juillet au 1er août 2021 » a indiqué Emenefa Eklou, membre du groupe les Femmes Pyramide.

Au cours de cette période poursuivant Emenefa Eklou, nous nous réservons le droit de recourir à d’autres actions d’envergure afin de nous faire entendre et amener le gouvernement à prendre en compte notre cri de détresse et prendre des mesures idoines pour apporter une satisfaction à nos revendications légitimes. Elle a expliqué pourquoi le choix du port du noir.

« Dans nos société africaines en général et celles togolaises en particulier, le noir symbolise la tristesse, le désespoir, la peur, la solitude et le deuil notamment. Vous conviendrez avec nous que la situation de crise sociale aggravée que vit le peuple togolais rime avec cette couleur que nous portons pour exprimer les sentiments de tristesse, de peur et de solitude qui résultent de la pauvreté et la misère que nous inflige le gouvernement, à travers la prise de mesures iniques et impopulaires, au nom d’une certaine mobilisation de ressources » a-t-elle expliqué

Pour rappel, ces Femmes Pyramide ont formulé à l’endroit du gouvernement 7 points de revendications sociales à savoir : la suppression de toutes les augmentations sur les prix de l’essence, du péage et de l’électricité ; la prise de mesure urgentes contre la faim et pour la baisse immédiate des prix des denrées de premières nécessité ; la dépression fiscale dans les marchés et sur les produits de première nécessité ; les mesures sociales d’urgence pour accompagner les femmes et les couches les plus vulnérables notamment les personnes âgées et les enfants ; les mesures urgentes de prises en charge gratuite des premiers soins de tous les malades ; du salaire minimum garantie (Smig) à 50.000 FCFA et la création d’emploi pour les jeunes et enfin la cessation immédiate du harcèlement et de répression des forces de l’ordre dans le pays et la libération sans condition des prisonniers politiques qui sont au demeurant nos enfants et nos maris.

Marc GNAZOU

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