« Le Togo s’est engagé pour devenir le hub de l’économie sociale et solidaire », Myriam Dossou d’Almeida

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« Le temps de l’engagement (ODD, ISR, ESS ONG&RSE) plus le temps de l’inclusion (femmes, jeunesse, diaspora, éducation, travail informel) », c’est sous ce thème que le ministre du développement à la base, Myriam Dossou d’Almeida, prend part le 08 juillet 2021 à Paris au « sommet sur l’engagement sociétal des entreprises entre l’Afrique, la France et l’Europe ».

Prennent part à ce sommet, les pays africains tels que la République Démocratique du Congo, du Burkina Faso, de la Côte d’ivoire, du Gabon et du Sénégal.

En cette période de pandémie liée au Covid-19, la rencontre, première du genre a principalement pour ambition, selon les organisateurs, de contribuer à mettre la responsabilité sociétale, l’inclusion, l’économie sociale et solidaire, l’investissement socialement responsable, l’impact et les ODD au cœur de la nouvelle relation soutenable, solidaire et équitable entre les trois parties.

« Il y a nécessité de renforcer l’économie sociale des marchés en cette période de pandémie de covid-19. L’Afrique doit engager sa propre initiative à la fois par les gouvernements engagés, mais aussi d’une société civile inspirée et mobilisée », a déclaré Mme Olivia Grégoire, Secrétaire d’Etat français chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable à l’ouverture du sommet.

Le gouvernement dans sa feuille de route 2025 a mis l’accent sur l’inclusion sociale basée sur l’accélération du capital économique et la valorisation du capital humain, l’autonomisation des jeunes.

« Depuis 2008, le Togo s’est engagé pour devenir le hub de l’économie sociale et solidaire. Les programmes de lutte contre l’exclusion sont établis par le gouvernement à savoir, l’autonomisation des femmes dans les zones reculées par la mise en place des plateformes multifonctionnelles, le programme de réduction de la vulnérabilité des populations, celui dédié aux jeunes déscolarisés en milieu rural, le volontariat, la finance inclusive, l’innovation en période de crise sanitaire notamment NOVISSI pour soutenir la population vulnérable, l’appui aux artisans, le renforcement de l’électrification avec les installations des centrales photovoltaïques. Tous ces programmes ont fait reculer la pauvreté au Togo », a indiqué le ministre du développement à la base.

Le Togo vient d’adopter une stratégie nationale d’inclusion financière qui devrait servir de cadre formel et de renforcement pour les initiatives existantes en la matière.

« Elle vise à relever les défis notamment au regard des disparités régionales en matière d’accès aux services financiers. Cela permettra d’atteindre les objectifs assignés à la feuille de route gouvernementale qui fait de l’inclusion financière, un axe majeur de sa mise en œuvre», indique le conseil des ministres du mercredi 7 juillet 2021.

Le Togo a mis en place depuis quelques années déjà, une batterie d’instruments tels que le Fond National de la Finance Inclusive (FNFI) dont le volume de crédits distribués a franchi la barre des 98 milliards FCFA au profit de plus de 1,7 million de personnes ce qui a permis de financer les couches les plus vulnérables.

53% des Togolais âgés de 15 ans au moins, sont titulaires de comptes dans les institutions de microfinance, selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le Togo a donc enregistré la 3ème meilleure performance dans la zone UEMOA en matière d’inclusion financière avec 72,3%.

Fort de tout ceci, le Togo est reconnu par l’ONU comme modèle en matière d’inclusion financière.

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