Yaya Abdoulaye invite les magistrats véreux à cesser des pratiques hérétiques

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Le président de la Cour suprême, Yaya Abdoulaye demande aux magistrats qu’il qualifie de véreux, escrocs et arnaqueurs de cesser des pratiques hérétiques. Le président du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) précise que les pratiques hérétiques sont entre autres l’ouverture de « tribunaux annexes » et des « églises privées » par ces magistrats en leur domicile.

Dénonçant les comportements malsains de ces collègues, le président de la cour suprême, Yaya Bawa Abdoulaye n’a pas fait de la dentelle. « Il nous est parvenu des informations vérifiées, avec preuves contenues dans des dossiers en notre possession, que certains magistrats ont ouvert des officines en leur domicile, tenant lieu d’appendices ou de « tribunaux annexes ». D’autres magistrats ont ouvert des « églises privées » vers lesquelles ils drainent des justiciables pour des consultations ou règlements pastoraux contre des espèces sonnantes et trébuchantes arrachées à ces justiciables » peste Yaya Abdoulaye, le président de la cour suprême.

Tout en invitant ces collègues cupides et malhonnêtes à changer, le président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Abdoulaye intime l’ordre d’arrêter ces mauvaises pratiques qui n’honorent pas leur corporation. « Ces deux (02) pratiques hérétiques aux yeux de la loi et de la foi doivent immédiatement cesser » ordonne Yaya Abdoulaye en prévenant ces juges togolais qui vont continuer malgré sa décision qu’ils seront punis par la loi. « Faute de quoi, leurs auteurs répondront de leurs actes avec toute la vigueur des règles disciplinaires » a-t-il insinué

Les populations justiciables, rappelle le président du CMS, sont suffisamment éprouvées pour subir ces actes indignes des magistrats. Le président de la cour suprême invite, par ailleurs, les chefs des cours et Tribunaux à faire large diffusion de la présente note de service à laquelle il attache du prix.

Rappelons que le président de la cour suprême avait dénoncé les mauvaises pratiques de certains magistrats togolais tout récemment.

Marc GNAZOU

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