« Dompter le chien qui garde les enfers », le défi remis sur le tapis après les 5 ans des FDR

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Autrement dit, c’est  l’un des douzes travaux forcés auxquelles  ont  été condamnés  Hercule qui se  remet au gout du jour dans l’opinion   après la clôture dimanche dernier  de la célébration des 5 ans  d’existence  du parti de l’ex-bras droit de Me Agboyibo.

En fait,  ce que Me Apévon des Forces Démocratiques pour la République a dit qui ramène le débat de l’union de l’opposition est simple. « Nous devons courageusement reprendre la lutte. Mais avant de la reprendre et parler d’un regroupement quelconque de partis politiques, nous devons faire une analyse au niveau de chaque parti politique pour savoir qu’est ce qui a pu provoquer ce qui nous est arrivé. Et chacun doit reconnaître sa contribution dans cette déconfiture. Après la reconnaissance de sa faute, chacun devra aller vers l’autre pour demander pardon. C’est seulement à ce prix nous pouvons créer le climat propice pour recommencer la bataille », a-t-il indiqué le dimanche dernier.

 Pour avoir dit que   ce bout de phrase « avant de la reprendre la lutte  et parler d’un regroupement quelconque de partis politiques », il  n’a pas fallu de plus  pour que le débat politique au sujet de l’union  ou l’unité d’action politique de l’opposition revienne dans l’opinion publique.

 Avoir de près, l’idéal de l’union de l’opposition  dans le contexte actuel, c’est un  sujet délicat et cela s’apparente au  défit  des douzes travaux d’hercule notamment  « dompter le chien qui garde les enfers ».

Deux raisons explique la chose. La première, c’est que les acteurs politiques s issus de l’opposition  actuelle  se sont beaucoup frottés  au   sein de plusieurs regroupements et il  se fait que malheureusement, des dissensions répétées   ont crée des fissures   qui mettent les uns et des autres sur la défensive à l’idée de se mettre ensemble.  On a écoute en tout cas, des responsables politiques dirent qu’il ne vont plus s’associer avec  n’importe qui.

La deuxième chose, c’est que les clivages sont de plus en plus marqués. Il est connu que  sur le landerneau de l’opposition, il y a deux écoles qui s’affrontent depuis toujours : il  s’agit de ceux qui croient aux élections pour accéder au pouvoir et ceux qui n’y croient pas. Aujourd’hui plus que jamais, notamment après plus de trois décennies de lutte, ces deux positions  sont irréconciliables.   Chacun étant convaincu qu’il  tient le bon bout.

C’est pour cela  qu’on peut dire que le débat de l’unité d’action ou de l’union de l’opposition   est un sujet complexe dans le contexte actuel au Togo.

Germain DOUBIDJI

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