Transitions politiques et extrémismes en Afrique de l’Ouest : La convergence de vue des experts sur l’apport du colloque international à Lomé

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Le Colloque international de Lomé sur la gestion des transitions politiques et le renforcement de la résilience face aux extrémismes, cas de l’Afrique de l’Ouest a pris fin dimanche 6 mars 2022 avec d’utiles  recommandations   et une avalanche d’appréciations relativement  à l’opportunité du colloque par  d’éminents experts.

Les grandes lignes ou les lignes  directrices,  du colloque lues  par le professeur Adama Kpodar, directeur général de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et rapporteur général du colloque sont entre autres :

– Renforcer la stratégie de la gouvernance constitutionnelle et politique dans la perspective de la prévention du phénomène de l’extrémisme violent

– En cas d’extrémisme violent dans les transitions politiques, il faudrait diversifier la collaboration avec tous les acteurs, au niveau national mais également au niveau international

– Restructurer et mettre en place des stratégies et des agendas au niveau des institutions internationales qui cadrent avec les exigences politiques et économiques de la gouvernance des transitions

– Insister sur la collaboration transfrontalière entre les Etats en proie aux extrémismes violents dans le cadre de la gestion des transitions politiques.

 

Les experts reviennent sur l’opportunité du colloque international de Lomé

Selon Dr Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du think thank Wathi basé à Dakar au Sénégal, le colloque de Lomé a sa raison d’être.« Je crois que le colloque de Lomé qui est en fait un colloque qui va aider à la formulation des recommandations lors d’une conférence ministérielle qui aura lieu le mois prochain, permet la rencontre entre des observateurs, des experts, des analystes, des think thank et d’autres spécialistes des questions de sécurité et politique avec des décideurs. Cette écoute de voix diverses, de voix indépendantes, est extrêmement importante pour l’intelligence collective de nos sociétés. On ne s’en sortira pas dans la région si l’on ne mobilise pas toutes les ressources humaines qui peuvent contribuer à la réflexion et aux propositions », a  indiqué Dr Gilles Yabi.

Pour sa part, Pr Hourquebie Fabrice,  relève que lors des travaux il y a eu des débats absolument passionnant sur un enjeu  essentiel qui est d’envisager la manière dont on peut accompagner les transitions politiques dans un contexte sécuritaire dégradé avec les menaces terroristes, avec les extrémismes violents.

« Il est apparu ici qu’il y a des débats, des politiques à mettre en place dans un accompagnement très spécifique qu’on va mettre en place compte tenu du contenu du fait que la période de transition politique qui est une période d’hyper fragilité du moment démocratique », a-il indiqué avant de donner un avis satisfaisant au sujet des recommandations du colloque.

« Moi je trouve que les recommandations qui ont été faites et formulées sont des recommandations concrètes, réalistes, pragmatiques; ce sont des recommandations qui tiennent comptent vraiment de la spécificité des enjeux ici en Afrique de l’Ouest et de la spécificité qui est vraiment la menace terroriste au risque qui est une menace très singulière par rapport aux autres menaces, aux autres formes de criminalité », a-t-il indiqué.

Selon le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof Robert Dussey le colloque est voulu par le président de la république, le président Faure Gnassingbé parce qu’il pense qu’en  réunissant les experts internationaux de très haut niveau ces derniers vont contribuer à mieux comprendre et à résoudre la question liée aux transitions politiques  en un temps d’extrémisme violents.

Par ailleurs, le ministre indique que les  recommandations serviront de bases des travaux de la prochaine conférence internationale de Lomé sur les transitions politiques et la lutte contre l’extrémisme au Sahel et dans la région d’Afrique de l’Ouest prévu pour le 21 avril  cette année.

Le ministre a renouvelé ses gratitudes du gouvernement togolais, à notre partenaire principal, le PNUD représente ici par notre ami et vous souhaiter un bon retour dans vos pays et dans vos foyers.

Germain DOUBIDJI

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