Lucarne sur les perspectives économiques en Afrique Sub-saharienne du FMI

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Maximilien Melou, le représentant du Fonds Monétaire International (FMI) a présenté jeudi dernier à Lomé le rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique sub-saharienne. Voici ce qu’il faut retenir du rapport d’édition d’avril 2022 intitulé : « un nouveau choc, une faible marge de manœuvre ».

En présence du secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Paniah Kofi Agbénoxévi, le représentant du FMI, Melou a précisé que le rapport relève les canaux de transmission du nouveau choc sur les économiques de la sous-région c’est-à-dire le prix de l’énergie, les produits alimentaires et le coût du financement. Les perspectives économiques pour l’Afrique sub-saharienne sont relatives aux conséquences sociales et économiques liées au Coronavirus, au changement climatique, à l’insécurité grandissante au sahel qui migre vers les pays côtiers et aussi au durcissement en cours de la politique monétaire dans les pays occidentaux. Suite à ces constats, le FMI a fait des recommandations aux autorités togolaises.

« Les recommandations à court terme qui consistent dans un premier temps d’essayer de contrôler et de limiter la vulnérabilité à la dette. Faire aussi des subventions ciblées pour les populations les plus vulnérables. C’est la première priorité à court terme. La deuxième priorité à court terme que le rapport identifie, c’est de pouvoir gérer le compromis qu’il y a entre l’inflation et la croissance » a recommandé Kaffo Melou, le représentant du FMI avant d’insister sur la promotion de la diversification des produits de base et le financement du secteur privé pour profiter de l’intégration sous-régionale comme recommandation à long terme.

Dans la foulée, le secrétaire général du ministère en charge de l’économie, Paniah Agbénoxévi qui a d’abord précisé que face à ces menaces qui planent sur l’économie, le Togo a pris différentes mesures n’a pas manqué de saluer l’engagement du FMI aux côtés du Togo et a ensuite promis que les recommandations seront appliquées.

« En termes de perspectives, la poursuite de la mise en œuvre des projets et réformes de la Feuille de route gouvernementale et la mise en service récente de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) auront assurément des effets significatifs sur la progression des activités de production de biens et services, de transformation et d’exportation des produits. En effet, les répercussions de la crise russo-ukrainienne sur notre économie ont montré la nécessité de la transformer, de la diversifier en mettant un accent particulier sur la transformation agro-industrielle » a indiqué, Agbénoxévi Kofi Paniah, le SG du ministère de l’économie.

Quant à Tchasso Kpowbié, le secrétaire permanent chargé des réformes, les présentations ont permis de relever que notre zone notamment la sous-région, fait face à plusieurs crises.

« La crise issue de la covid-19 qui n’a pas encore fini de s’estomper et aussi nous avons la crise liée à la guerre entre la Russie et l’ukraine et qui a impacté le coût des denrées alimentaires et pour finir, la crise liée à l’insécurité dans notre zone. Les crises présentées ont permis de voir qu’il y a beaucoup de défis notamment les défis liés à l’Energie, l’Energie qui est le principal moteur de l’inflation dans notre zone. Les questions liées à l’inflation qui est de deux origines. L’inflation externe avec les produits importés et l’inflation interne qui est liée aux produits de première nécessité et la flambée de ces prix-là » a relevé Tchasso Kpowbié.

On doit trouver justement, a-t-il insinué, des solutions idoines pour que cette énergie puisse revenir moins cher pour le secteur privé et pour les populations et donc le FMI propose la transition énergétique en investissant plus dans l’Energie verte et ceci permet justement de pouvoir régler cette crise énergétique.

« La solution c’est de densifier la production de notre pays notamment dans tous les secteurs que ce soit l’agriculture, l’industrie mais aussi les services. Continuer par financer l’économie de manière assez importante, il faut le rappeler, notre zone a été très résiliente en matière de politique monétaire et donc les taux continuent par être assez stables et soutenus pour faciliter le financement de ce secteur et accroitre la capacité de ce secteur privé à investir. L’une des dernières solutions c’est aussi de diversifier l’économie, passer des produits primaires à des produits transformés mais tout en s’assurant que le Togo continue par assurer pleinement sa vision de transformation structurelle » s’est conclu Tchasso

Marc GNAZOU

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